L'arme fatale
Sic transit gloria Galliae !
Pendant que nos amis Japonais étaient allégrement abreuvés d’informations non plus sur le panda rouge mais sur deux anciens déserteurs de l’armée impériale japonaise, déserteurs qui fuirent les atrocités commises par leur pairs aux Philippines pour aller se cacher au fin fond d’une île de l’archipel philippin, s’intégrant à la population et coulant ensuite des jours heureux jusqu’à ce que, l’appel des ancêtres qu’ils vont bientôt rejoindre ne se fasse sentir, et avec lui le besoin de se faire inhumer en terre nipponne, pendant ce temps, donc, les Français votaient…
Maintenant le résultat est connu ! Ces mous du bulbe n’ont pas voté contre la constitution, mais contre le gouvernement… ! De toute façon, ça ne va rien changer, la constitution sera ratifiée d’une manière ou d’une autre. Maintenant, c’est Le Pen et De Villiers qui se déchirent pour s’approprier le « non »…Bravo la France ! C’est reparti comme dans les années 30 ! Un nationalisme déplacé refait surface.
La chose n’est pas nouvelle ; mais d’où peut venir l’abrutissement (programmé ?) d’un peuple ? On pourrait penser que l’alphabétisation des masses, les progrès techniques rendant la diffusion de l’information instantanée et universelle auraient rendu les gens plus sages…vœux pieu !
En fait, je reprends ici les conclusions du philosophe chéri des étudiants contestataires de la planète dans les années 60, Herbert Marcuse, qui déjà en 1964, dans son livre « L’Homme unidimensionnel » prévenait contre les effets néfastes de la technologie sur le genre humain…
« Alors que des penseurs plus conventionnels arguaient que les techniques procuraient davantage de temps libre, Marcuse affirmait qu’elles enfermeraient au contraire les individus dans des vies ternes dépourvues de pensée créatrice. Il avertissait que la technologie, tout en donnant l’impression d’aider les dissidents, serait en fait utilisée pour étouffer toute contestation. Les gens, anesthésiés, se laissaient aller à une complaisance que l’on confondait avec le bonheur. Les biens et les services rendaient l’humanité inutile et inapte à la pensée réelle. On assistait à un développement des médias, mais ils épousaient des idées de moins en moins variées… » (extrait du livre de Mark Kurlansky – 1968)
Tu vois, rien n’a changé depuis 1964, la bêtise humaine est toujours d’actualité !
En fait, nous vivons dans « une ère technologique où on croit avoir une gamme de choix plus vaste, mais où il n’existe aucune différence significative entre les diverses options ». Idem pour la télé, c’est pas parce que tu as plus de chaînes que tu as plus de choix, les programmes sont aussi nuls sur les unes que sur les autres ! Trop peu d’Arte et beaucoup trop de Star Académie pourrissent les ondes du monde entier…
Lève-toi de ton fauteuil, éteins la télé et prends donc un bouquin !