Travailleuses, travailleurs !

Publié le par Georges Marchais

Le travail c'est la santé qu'ils disaient...oui, mais, ne rien faire c'est la conserver !

Bon, je me suis dit qu’il serait temps que je raconte un peu toutes mes expériences professionnelles, aussi nombreuses que variées, afin que tu ne penses pas que je suis dans cette boîte de fous depuis toujours…

 

 

Je passe sur mes expériences de manutentionnaire, à 8-9 ans, dans le dépôt de la boîte dans laquelle bossaient ma grand-mère et mon oncle, à part empiler des radiateurs et jouer avec le transpalette, gratuitement (ouh la la ! les chinois vont faire la gueule si en Europe aussi on fait bosser les gosses !) et les quelques matinées à aider mon frère à l’époque où il avait la coupe Jackson Five, la maison en Ardèche (avec les cultures adéquates autour…) et où il débutait dans le commerce en vendant des bijoux fantaisie, ça ne compte pas.

 

Attaquons donc plutôt au moment où il a amélioré le fond de commerce (comment ça qui ? tu suis ou quoi ? Mon frangin…) et s’est agrandi. J’ai passé des weekends et des vacances à faire les marchés et les foires afin de me payer les soirées en boîte (ou au flipper du camping du coin pour draguer les filles…) et autres sorties. A cette époque, on écumait le Massif Central. Très instructif de rencontrer la France profonde ! Les marchés, c’est vraiment une expérience sympa (enfin, quand t’as ta place garantie, sinon, bonjour la galère…), tu rencontres vraiment de tout et son contraire.

 

 

Quelques années plus tard, j’ai changé de fond de commerce et suis parti faire le GO au pair au Club Med, au Brésil pendant les vacances scolaires. J’ai fait mes début comme moniteur de planche à voile, je suis passé ensuite aux bureaux (moins de podiums à porter, plus de temps pour en profiter), Caisse, Trafic (meuh non, pas ça…quoique…), c’est à dire la logistique des arrivées et des départs des blaireaux, euh, des clients, pardon ça m’a échappé !

 

 

Pendant mes années parisiennes, j’ai fait du mi-temps au black dans une boîte de VPC qui vendait des méthodes pour gagner au loto et des parfums aphrodisiaques…Incroyable comme ça se vend bien ces trucs ! Les gens sont vraiment cons.

 

 

Après la fin, laborieuse, de mes études, j’ai trouvé un « vrai » boulot dans l’import-export de fruits et légumes, dans le Beaujolais (youpi !) à Villefranche sur Saône. Putain, je savais pas qu’il y avait autant de sortes de salades ou de tomates moi ! Comme en plus, j’étais payé au lance pierre, je ne suis resté qu’un an à faire le clown, dont 6 mois à la frontière franco-suisse. Debout aux horreurs (5 heures du mat !), tu fais les achats de trucs que tu savais même pas que ça existait, ensuite tu vas chercher les machins en question dans des salles frigorifiques (brrrr…) pour aller les livrer. Vive la liberté ! Le truc bien dans cette expérience, c’est qu’avec la quantité d’alcools artisanaux que les producteurs du coin me faisait goûter, j’avais une résistance d’enfer ! Et puis, à force de se lever avec les poules, le weekend, tu te lèves à 8h du mat, t’as dormi presque 4 heures de plus que d’habitude et tu as toute la journée pour toi.

 

 

Libéré des plantes (pas toutes, seulement celles qui ne se fument pas !), je suis retourner faire le zouave au Club, au Maroc cette fois, où je m’occupais du Trafic encore. Putain, un village de 1200 personnes ! Des arrivées et des départs tous les jours…je dormais en intermittence, 15 minutes par ci, 2 heures par là. Heureusement, j’avais une planque car, contrairement à la bonne majorité de mes collègues, j’avais une chambre tout seul, équipée de la télé dans l’hôtel principal et pas aux confins du village (il faisait plus d’un kilomètre de long…fallait pas oublier ses clopes !). Après la fermeture du village, je suis parti dans le village en Algarve, au Portugal où j’aidais l’Animation (principalement en sautant la costumière).

 

 

Lassé de bosser pour des prunes, j’ai signé vraiment et suis parti comme responsable caisse dans un village d’hiver (berk) en Italie, enfin, dans le nord de l’Italie, très près de la frontière. En ai profité pour me prendre la méga gamelle du siècle, épaule droite et ligaments du genou droit…Vive le sport !

 

Après, bis repetita placeo, je suis allé au Maroc, à Tanger, puis Marrakech, puis avant de m’envoyer ailleurs, j’ai eu trois mois d’inter-saison, au chômdu pour parler en clair, à Paname. Comme il fallait bien gagner de quoi fumer, j’ai fait des petits boulots ; Le plus con et le plus dur, c’était de faire la taupe dans une galerie marchande de banlieue…En gros (c’est le cas de le dire) j’avais un énorme costume de taupe et je passais mes journées à déambuler  tant bien que mal (et plutôt mal avec ces putains de pattes de taupe…) en faisant peur aux bébés et en donnant des coups de ventre aux jeunes débiles des cités environnantes qui me tiraient la queue ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour gagner sa croûte ! Après ce boulot débile mais que j’ai mené jusqu’au bout (je pense être un des seuls à l’avoir fait, et consciencieusement en plus), me voilà installateur de vidéos et de télés au salon du nautisme. Super, j’ai pu voir des bateaux de rêve gratuit !

 

 

Après l’effort, le réconfort, le Club me contacte pour m’envoyer à Pompadour, dans le Limousin, pour faire un stage d’aide gestion. Très bien, je fais donc ma valise en préparation d’un long hiver rigoureux français quand, deux jours avant de partir, le Club me contacte pour me dire que finalement j’allais en Malaisie…Juste le temps d’intervertir anoraks et maillots de bain dans la valise et me voilà parti (le jour de l’ultimatum de « The Gulf War Part 1 : The Big Joke »).

 

 

Ensuite, ce n’est qu’une alternance de villages plus ou moins bien : Malaisie – Thaïlande – Italie (le même qu’avant…) – Ile Maurice et Egypte. Fini pour le Club, j’ai assez donné, me voilà au Japon. Ici aussi, j’ai touché à plusieurs trucs. J’ai donné des cours d’anglais (en fait je n’en ai donné que 3) puis de français. En même temps, j’ai fait de la figuration dans des séries japonaises, j’ai bossé pour une boîte qui fabriquait les bandes sonores pour des karaokés, j’ai prêté (enfin, vendu) ma voix pour une pub pour des téléphones portables et, en fin de compte, je me suis retrouvé ici, chez les dingues, les angoissés,  les péteux et consort…

 

 

Tu vois, c’est varié ! Après ? on verra bien, Carpe Diem !

 

 

A tchao !

Publié dans Humeurs

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Commenter cet article

tom 01/05/2005 22:42

salut nico bravo pour toutes ces niponnnerie tonhumour un peu acide me ravit je n'ai pas encore remis a l'endroit mes pbs de mail un bonheur de lire tes coimmentaires sur ce pape nazi succedant a un pape communiste a propos lis donc si tu le trouve le traite d'atheologie de michel onfray une merveille qui te permettra encore plus de foutre sur a cul tous les sectateurs d'un quelconque bon dieu (de merde) ps je n'ai jamais ete baptise tom

Pot pot pot 26/04/2005 14:32

Ben moi, j'ai un pote qu'est actuellement en vacances au Club Med de Pompadour... Depuis dimanche !