Soka Gakkai

Publié le par Moon

Meuh non c'est pas le titre de la dernière chanson de Yannick Noah ! Tu ne connais pas ? Et pourtant tu es sûrement passé devant un de leur locaux sans t'en appercevoir...

Soka Gakkai International, ou SGI pour faire plus court, est une secte bouddhiste qui compte environ 13 millions de gentils membres de part le monde, dont 8 millions rien qu'ici. Fondée en 1930 en tant que branche de Nichiren Shoshun, elle même une des 38 organisations bouddhistes se réclamant des enseignements d'un moine du 13ème siècle. Jusque là, rien de spécial, le bouddhisme compte effectivement un bon paquet d'adeptes répartis sur plusieurs enseignements différents. Là où il y a anguille sous roche, c'est quand l'organisation mère de Nichiren excommunie SGI pour hérésie...

Grosso modo, le message de SGI est qu'il suffit de réciter à tout bout de champ le sutra suivant : "Nam' myo ho ren ge kyo" pour pouvoir voir se réaliser tous ses souhaits. A la louche, la traduction serait: "Je trouve mon refuge dans le sutra du Lotus"... C'est simple et c'est grâce à cette simplicité que SGI a vu le nombre de ses tarés fidèles augmenter exponentiellement partout sur la planète ! Ce succès spirituel s'accompagne, bien évidemment, d'un succès financier énorme. On estime en effet  les récoltes annuelles à environ 2 milliards de dollars en cash ! Forcément, quand tu pars du principe que plus tu donnes, plus tu recevras, tout est permis !

Cette bande d'allumés est dirigée d'une main de fer par un homme, Ikeda, dont l'ambition, à peine cachée, est de devenir calife à la place du calife le leader du Japon. Il a réussi le tour de maître de politiser son business afin d'être le plus influent possible. La branche politique de SGI est le Komeito, qui compte une cinquantaine de députés au parlement national et des représentants dans à peu près toutes les législatures locales. Le pouvoir de nuisance de SGI est donc très réel.

Charismatique comme tout bon leader suprême, le bonhomme n'en est pas moins un fiéffé renard qui a failli avoir des démêlés avec la justice pour corruption, et récemment pour une histoire de viol de 6 adeptes..."Venez les filles, je vais vous bénir avec mon goupillon magique !" Pourtant, c'est le même bonhomme qu'on peut voir en compagnie de tous les grands de ce monde en couverture du magazine mensuel de la secte. Et que je te serre la paluche à Mandela, à Gorbatchev, et consort...Sympa hein !

Je te passe les méthodes d'intimidation des détracteurs ou des fidèles en proie à des crises de doute...elles sont plutôt musclées, et certaines disparitions restent encore mystérieuses...Tu en apprendras plus en allant voir des sites comme celui-là qui passent en revue les faits et actes de SGI, entre autres...

Personellement, ma découverte de SGI s'est faite petit à petit; tout au début où j'étais au Japon, au détour d'un trajet en train ou à pied, je voyais un peu partout des drapeaux roumains. Intrigué, je me disais qu'il était bizarre qu'il y ait autant de ressortissants Roumains à Tokyo, et qu'en plus, ils étaient particulièrement exhibitionnistes en afficahnt ainsi leur nationalité...Pas du tout ! Il se trouve que les couleurs de SGI sont les mêmes que celles de la Roumanie !!! Voilà l'explication ! Après, je me suis aperçu de l'ampleur du phénomène et, le temps aidant, j'ai appris un peu plus sur SGI.

Donc, si tu tombes sur des types ou des nanas bizarres marmonant un truc incompréhensible, tu sais de quoi il retourne, et je te conseille vivement de changer de trottoir ! Sous leur aspect propret, ces types sont dangereux. Ils manipulent les consciences et ne cherchent qu'à soulager ton porte monnaie. Ce n'est pas en marmonant n'importe quoi que tu verras ton quotidien s'arranger. La méthode Coué, ça va 5 minutes, mais faut pas en faire son mode de pensée !

Mais, bon, tu fais comme tu veux hein !

Allez, à Tchao !

Publié dans nipponeries

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

GATARD 16/10/2015 15:38

Bonjour, je viens de lire cet article fait certainement par un handicapé de la vie et bourré de conneries ! Cette personne ne doit pas respecter grand chose et ses sources d'informations sont complètement erronées.... Je fait parti de la Soka Gakkai et on ne m'a jamais demandé d'argent ! qu'il aille voir du coté du bouddhisme tibétain ou ils sont sans arrêt entrain de demander de l'argent à leurs adeptes.

YAVO 01/10/2013 15:55


Je me rend compte que vous avez beaucoup à apprendre sur le Bouddhisme de Nishiren Daishonin. Pour faire des critiques objectives et pour qu'on vous prenne au serieux, je vous conseille de vous
mettre serieusement à étudier les enseignements de Nishiren Daishonin. Vous ne cherchez seulement qu'a faire ressortir les défauts de l'homme ( il ya tellement à redire sur vos critiques sur la
personne du Président Ikeda ), mais qu'en t-il de ses qualités? Si vous êtes un site serieux parlez en!

jumbo4 08/11/2010 20:36



Ce qui résulte de cette "auto censure" bien orchestrée dans l'ACSBN et la SGI, c'est que l'expression d'idées politiques au sens large est refusée. Comme celles concernant la vie quotidienne du
quartier ou de la commune où agissent et sont impliqués les participants à ces réunions de discussions. Alors qu'ils sont sensés, en tant qu'adeptes, contribuer à l'exercice de la justice et de
la démocratie locale.
 
Il n'est pas permis de diffuser des information sur des alternatives professionnelles et financières différentes et autres que celles qui respectent la ligne républicaine promulguée par l'état,
les instances politiques majoritaires, les grands médias, ou les personnalités "politiquement correctes" citées par le maitre, et approchées lors des rencontres officielles de la diplomatie de la
SGI.
 
Pas plus qu'il n'y a pas de discours sur la sexualité et toutes ses problématiques, ni sur les dysfonctionnements de la santé et les possibilités de guérisons offertes par les diverses médecines
et thérapies contemporaines... Ce sont des aspects de l'existence qui ne sont pas traités. Ils touchent à des choix et des orientations individuelles qui remettent en cause la "neutralité" de
l'ACSBN.
 
Il en est de même pour l'analyse critique et une polémique constructive philosophique concernant la recherche communautaire de nouveaux paradigmes de gouvernance intellectuelle, administrative et
financière de l'ACSBN.
 
Ces thèmes sont tous historiquement impossibles à mettre en place dans les relations intellectuelles entre les pratiquants de la Soka Gakkai en France pendant leurs réunions officielles d'études
et de transmissions.
 
Si les responsables de la doctrine de la SGI laissaient le champ libre à l'émergence d'une pensée originale indépendante fondée sur l'éveil inspiré par les textes fondateurs, alors toute
l'institution finirait par, sinon disparaître, mais certainement se désagréger et se fragmenter...
 
L'individualisme, l'individuation et le détachement par rapport aux directives de la figure parentale du maitre, est nocive pour un mouvement religieux qui subit une certaine concurrence, et dont
la croissance du nombre de ses affiliés stagne depuis la fin des années 1990 (10000 à 20000 participants aux réunions de discussions mensuelles en moyenne) d'autant que régulièrement beaucoup de
personnes s'éloignent de l'ACSBN, et ce dès l'origine, du temps de la Nichiren Shoshu Française au début des années 1960.
 
Révolution Humaine & Psychothérapie
 
La SGI occulte une partie des idées thérapeutiques méta psychiques inhérentes aux pratiques magico-religieuses des traditions du bouddhisme qui fonde sa doctrine, et qui sont  pourtant bien
à l'œuvre durant la récitation du mantra Nam Myoho Rengue Kyo. Et alors qu'elles sont décrites dans les textes syncrétistes du sûtra du Lotus et de Nichiren Daishonin.
 
Même si Maitre Ikeda aborde certains de ces points, les solutions et les explications proposées restent génériques. Dans les traductions françaises de ses discours n'apparaissent aucun parti
pris, ni choix, ni orientation thérapeutique.
 
La pratique du culte du mantra devant le mandala semble se suffire à elle même malgré la reconnaissance de l'existence de nombreux troubles psychologiques naturels, mais aussi inhérents à la
pratique de la Révolution Humaine elle même.
 
Dans toute la longue histoire du bouddhisme les sciences médicales ont occupées une place importante dans la pratique quotidienne des moines et des laïcs qui ont été à l'origine de nombreux
progrès. Et ce grâce aux échanges avec les chercheurs d'autres cultures via les routes commerciales notamment.
 
Une des grandes leçon du bouddhisme c'est que le syncrétisme intellectuel et scientifique est à l'origine de toutes les applications usuelles pratiques, matérielles ou spirituelles, de la vie
quotidienne.
 
Les responsables officiels actuels de l'étude de la SGI rejettent avec sévérité les autres écoles  bouddhistes et celles issues des alternatives spirituelles développées depuis les années
1960.
 
Comme par exemple, les bouddhistes tibétains qui ont développé des connaissances empiriques et des techniques à leurs principes thérapeutiques depuis des temps immémoriaux.
 
Les dirigeants de la SGI ont choisi d'ignorer très officiellement toutes les découvertes dans le domaine de psychologie et de la psychothérapie. Celles qui sont issues des recherches inspirées
par la philosophie orientale et les avancées scientifiques conventionnelles, et qui ont été vulgarisées par de nombreuses écoles ou méthodes thérapeutiques holistiques américaines, européennes et
asiatiques
 
Responsables Bouddhiques & Aide à la Personne
 
La Révolution Humaine de la SGI est un processus de transmutation profonde de l'inconscient, de l'ego et de la conscience qui provoque les perturbations normales inhérentes à ce type de processus
méta psychique. Ce qui nécessite  évidemment un accompagnement psychologique, une aide à la personne, par des personnes ayant une formation et des compétences.
 
Les "responsables bouddhiques officiels" n'en reçoivent aucune de ce type. Ils sont psychologiquement incompétents, donc potentiellement dangereux. Leur névrose ou leur psychose est évidente pour
celles et ceux qui les fréquentent régulièrement durant de nombreuses années, et qui savent écouter et observer autant le langage oral que corporel... La persistance et la récurrence de leurs
troubles jamais guéris sont les symptômes de leur incapacité à guider "l'autre" vers la guérison.
 
Ainsi, aucune référence à des techniques psychothérapeutiques philosophiquement proches du bouddhisme ne peut être proposée officiellement aux croyants perturbés, ou dans une impasse, et auxquels
les responsables bouddhiques ne peuvent pas offrir de réponses. Encore faudrait-il que ces responsables suivent une psychothérapie et s'engagent dans une étude approfondie de la question...
 
La méthode d'accompagnement et d'aide consiste à donner des "conseils" - ou directives dans la foi - toujours basés sur les discours de Maitre Ikeda, ainsi que les Lettres et Traités de Nichiren
écrits dans le contexte de la société japonaise du XIII ème siècle.
 
Ces "directives" cherchent à encourager dans sa croyance le pratiquant qui ne parvient plus à faire face ni à ses problématiques intimes, ni à ses blocages inconscients. Le discours de "l'ainé"
qui conseille est inspiré par la morale et la doctrine de Nichiren Daïshonin et par les commentaires qu'en a fait Daïsaku Ikeda.
 
Frustrations & Souffrances
 
Cet enseignement religieux de la SGI, partiel et déphasé, empêche ses adeptes de penser tout à fait par eux mêmes. Ils ne réalisent pas ce qu'est leur propre état de bouddha. Ils ne peuvent pas
en prendre conscience. Au lieu de s'éveiller, ils stagnent dans leurs frustrations et s'étiolent tristement avec leurs croyances limitées, dans la dépendance aux préceptes du maitre à penser et
de l'organisation.
 
Aveuglés par leur besoin d'idolâtrie ils considèrent le maitre à penser et l'enseignement comme la destination qu'ils cherchaient à atteindre, ils sont convaincus être parvenus là où ils
voulaient arriver.
 
Cependant, là où ils se trouvent réellement c'est à un croisement avec des pancartes indiquant diverses destinations. Ils sont tous les yeux rivés face à l'une d'entre elles où ils lisent : c'est
là. Alors qu'il y est écrit : c'est par là… Et c'est bien ce qu'en substance explique toute la philosophie bouddhique, quand elle parle d'illusions associées à l'Ego.
 
Le domaine "supérieur" de l'Éveil se situe "au niveau" de la Conscience Universelle qui transcende et est reliée à la Conscience Individuelle. En clair : l'individu s'entraine à devenir maitre
des pulsons incontrôlables de son Ego et son inconscient, et non à en être l'esclave et la victime. Un des aspects de l'Éveil consiste à mettre respectueusement à son service les fonctions de son
inconscient, de contribuer à sa croissan



jumbo4 29/10/2010 15:23



Voie d'Évolution ou de Dévolution ?
 
Les bouddhistes de cette institution religieuse recherchent la maitrise à conduire leur existence vers le bonheur, le bien être mental et physique, l'abondance, la joie, etc. Une majorité
abordent cette pratique comme une voie d'évolution intérieure. Car,  comme tout un chacun, dans les faits de la vie quotidienne, ils oscillent entre névrose et psychose plus ou moins
consciemment.
 
Leur culture judéo-chrétienne influence leur approche de la spiritualité. Ce qui ne résorbe pas l'inconscience de leur état. Leurs troubles et souffrances sont accentuées par le dogmatisme
chronique - souvent honteux et inavouable - véhiculé au sein des réunions de prières et de discussion auxquelles ils participent.
 
C'est une réalité que n'importe qui, avec un peu de discernement et de lucidité, peut constater en lisant leurs publications, en écoutant leurs discours, en fréquentant leurs groupes. Beaucoup de
textes et discours officiels, comme ceux des pratiquants ordinaires, utilisent souvent des jargons exotiques empruntant des termes à la langue japonaise et au corpus  doctrinal bouddhiste
sans les adapter correctement aux mentalités religieuses occidentales.
 
L'étude de leurs publications sur une période de trente ans (1975/2005) montre l'absence d'une mise à jour intellectuelle complète de leurs doctrines, et l'usage d'une sémantique obsolète dans
leur enseignement des idées et rituels. Les références scientifiques sont souvent conservatrices et ignorent  bien des découverte les plus contemporaines dans les divers domaines du savoir.
Lesquelles avancées apportent pourtant un éclairage, parfois très précis, et  donc une meilleure compréhension aux théories antiques de la philosophie orientale.
 
Les modèles culturels de la doctrine elle même sont anachroniques, par exemple : les cérémonies religieuses du mariage et des défunts calquées sur le rituel japonais, ou encore de nombreuses
règles morales et sociales issues du confucianisme.
 
Donc, alors qu'ils recherchaient à évoluer individuellement, ces croyants, grâce à la culture religieuse japonaise, se sont orientés vers des modes de pensées et de comportements sociaux
normatifs  tout à fait respectables sous bien des aspects. Alors évolution ou dévolution ?
 
Ponts entre Bouddhisme et Penseurs Cosmopolites
 
Et pourtant  Maitre Ikeda transmet des concepts occidentaux, les comparant avec la pensée orientale. Il soumet à l'intelligence des hypothèses  philosophiques tirées de textes de
penseurs cosmopolites qui invitent à la controverse intérieure, à la réflexion, à l'évolution du langage, à l'élaboration d'une pensée originale et personnelle.
 
De nombreux discours de Daisaku Ikeda sont traversés d'une véritable critique de la pensée unique qui gangrène sa propre organisation à l'image de la société internationale. Les références
philosophiques et historiques qu'il cite, sont le point de départ à des propositions pour faire évoluer les mentalités individuelles et conduire chacun(e) à prendre ses responsabilités de citoyen
du monde dans les affaires de son propre pays, de sa propre communauté.
 
Troisième Civilisation  ?
 
Si cette ouverture idéelle est favorable à l'évolution de la conscience individuelle des bouddhistes de la Soka Gakkai, elle est simultanément noyée par une morale  sociale conservatrice
rigoureusement incontestable durant les réunions et séminaires. Ce type de dirigisme génère une vraie dichotomie spirituelle entre les dirigeants de l'Organisation Religieuse et ses pratiquants
au statut informel.
 
L'idéologie sociale et politique de la SGI est défavorable à la naissance en son sein d'un mouvement intellectuel propice à l'imagination, à la conception, à la création d'un Autre Monde, d'une
Alternative qui remet complètement en question le modèle mondial actuel. Les prises de positions originales et innovantes du maitre restent limitées à la seule lecture de ses discours.
 
L'émergence de penseurs individuels tout aussi originaux au cœur même des assemblées officielles est impossible, à moins d'engager une polémique cultivée, un débat intelligent, une controverse
constructive sur tous les grands sujets de société. L'idée d'un pareil forum interne est formellement bannie par les principes mêmes de fonctionnement des relations dans la SGI.
 
La philosophie bouddhique est unificatrice. Elle s'applique à toutes  les grandes questions du devenir de la civilisation, placées dans une perspective d'écologie humaine en harmonie avec la
terre, à tous les sujets concernent l'individu et l'humanité toute entière : relations sociales, économies solidaires, technologies, production industrielle, environnement, agriculture,
alimentation, etc.
 
La pratique de la religion de la Soka Gakkai vise à la création de valeurs de respect global de la vie, qui conduisent à l'émergence du concept d'une Troisième Civilisation inspirée par les
paradigmes bouddhiques relus et actualisés à la lumière de l'esprit visionnaire de Daisaku Ikeda.
 
Cette Troisième Civilisation reste une théorie hybride et démagogique, car elle ne fait ni l'objet d'une mise en application à l'intérieur même de l'ensemble des structures de la SGI, ni dans ses
activités quotidiennes. Cette incohérence perdurera tant que la base populaire des pratiquants ordinaires est exclue de la gouvernance globale de l'institution.
 
Les Pratiques Cultuelles
 
Si Daïsaku Ikeda a des qualités intellectuelles et une érudition remarquables, ainsi qu'un talent de créateur et de dirigeant d'une ONG agissant dans presque tous les secteurs d'activités sociaux
culturels et économiques, son Ego est tout autant extraordinaire.
 
L'organisation et son maitre à penser occupent une fonction centrale et incontournable dans la pratique cultuelle. Le culte de la personnalité qu'il a su imaginer et cultiver n'a rien
d'exceptionnel. Tous les grands chefs religieux font de même.
 
Cependant, par rapport à l'idéal bouddhique de bienveillance et d'humilité, une telle attitude est déviante, immorale, erronée. L'emprise affective qu'il a réussi à créer, et qui répond aux
besoins de ses disciples, est incohérente dans le contexte de l'enseignement des processus d'évolution spirituelle bouddhique.
 
Ainsi, à la pratique centrale de la méditation par la récitation du mantra devant le mandala, s'est ajoutée la pratique - indispensable et indissociable - de l'engagement dans les activités de
l'organisation et celle de la relation maitre et disciple. En soi c'est tout à fait naturel dans le cursus d'une école religieuse. Mais dans la SGI l'organisation et le maitre sont devenus des
objets de culte fondamentaux et incontournables à part entière.
 
Est-ce pervers ? En partie. Le côté obscur inhérent à tout être se manifeste chez n'importe qui. Et puis ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la cohésion et le maintient de l'ossature
organisationnelle internationale nécessite une manipulation subtile de tous ces concepts si complexes de la pensée bouddhique.
 
Réunions de Discussions
 
Les réunions de discussions forment le noyau de l'étude et de la propagation. Les séminaires et autres groupes de rencontres en sont les affluents.
 
Le discours y est strictement canalisé vers la seule doctrine "orthodoxe", en rapport avec la vie quotidienne des pratiquants, selon une grille d'orientations sociétales consensuelles
profondément implantées dans les mentalités par les instances dirigeantes de l'ACSBN. De nombreux sujets importants sont exclus de l'étude et du dialogue au sein de chacun de ces groupes
officiellement constitués.
 
L'ensemble de toutes les questions sur la vie sont traitées depuis toujours par la pensée bouddhique. Elles ont été évaluées et ont fait l'objet d'applications nombreuses à travers les siècles.
Les étudier et les transformer fait partie des réelles prérogatives des communautés et organisations qui se réclament des véritables traditions bouddhiques.
 
Ce qui résulte de cette "auto censure" bien orchestrée dans l'A



jumbo4 25/10/2010 19:33



Des constats issus d'une longue expérience
 
J'ai connu la Soka Gakkai qui se dénommait alors "Nichiren Shoshu Française" en 1975, et aussitôt j'ai commencé à réciter le mantra Nam Myoho Rengue Kyo. En 1988 j'ai adhéré et reçu un premier
gohonzon - le mandala objet de culte de la SGI.
 
La Nichiren Shoshu Française est devenue la Soka Gakkai France (1991) puis l'Association Cultuelle Soka du Bouddhisme de Nichiren (2007).
 
Entre 1990 et 2006, j'ai activement occupé de nombreuses responsabilités bouddhiques. J'ai bénéficié gratuitement de l'entrainement dans la pratique et l'étude  en collaborant aux groupes
Soka puis Montechristo, chargés de l'accueil des participants aux activités dans les bâtiments de l'organisation.
 
J'ai étudié la doctrine en lisant toutes les publications éditées en français depuis le début des années 1960. J'ai exploré et observé l'organisation de très près, en côtoyant "dans l'ombre",
c'est à dire discrètement, les pratiquants ordinaires et les responsables officiels français et européens .
 
Mes connaissances de la SGI sont issues d'une très longue étude sociologique à l'intérieur même de cette école bouddhique, autant que d'études philosophiques bouddhiques équivalentes à un niveau
Doctorat, mais elles résultent aussi de très riches et complexes expériences personnelles. Je suis très satisfait des bénéfices inépuisables que je tire de cette formation et de ces
recherches.
 
Maitre Souverain & Parent
 
La question vitale aujourd'hui est d'identifier la nature réelle de ces gurus et autres guides spirituels qui pullulent dans le Nouvel Âge. Sont-ils, sont-elles, des personnes qui accomplissent
un rôle d'éveilleur, de guide vers l'éveil par soi-même ou qui aliènent à leur personnalité charismatique des êtres en quête d'un refuge, d'une église, d'une figure parentale substitutive, d'une
idéologie prête à l'emploi, d'un modèle de souverain idéal ?
 
J'ai appris longuement auprès du maitre bouddhique de la SGI : Daïsaku Ikeda. Tout en l'observant attentivement j'ai étudié l'évolution de ses disciples et de son école philosophique. Son Ego
réunit ces deux tendances d'éveilleur et d'aliénateur. Grâce à quoi il a rigoureusement formaté la structure relationnelle de son organisation autant que les comportements de ses élèves.
 
La Soka Gakkai Internationale : creuset de la relation maitre et disciples
 
Maitre Ikeda enseigne une philosophie morale fondée sur des principes spirituels (sûtra du Lotus) qui ont évolués sur plus de deux mille ans à travers l'espace culturel extrême oriental, en les
adaptant à la civilisation contemporaine mondialisée, tout en respectant l'esprit originel de ses fondateurs (Shakyamuni, Tien Tai, Nichiren).
 
Dans le contexte de l'époque où il a commencé son "ministère", Daisaku Ikeda était intrinsèquement conditionné par les contraintes et les impératifs sociologiques, politiques et économiques d'un
Japon à peine sorti du moyen âge et de la défaite - Hiroshima.
 
L'idéologie de base de la Soka Gakkai est fondée sur des principes de conditionnements sociaux et culturels spécifiquement japonais. Ils sont à la base de la structure de l'organisation
religieuse exportée durant les 50 dernières années de la propagation mondiale de la doctrine bouddhique de Nichiren.
 
Le conditionnement mental des nouveaux disciples au sein des organisations nationales de la SGI à travers le monde est conçu et réalisé avec l'aval et le soutien des dirigeants locaux, qui
souscrivent entièrement au modèle idéologique d'origine.
 
Ces bases politiques et religieuses imprègnent et déterminent toujours toutes les modalités de fonctionnement de la SGI, dont la doctrine interne dit qu'elle est le seul creuset véritable de la
relation maitre et disciple, indissociable de toute pratique de l'enseignement bouddhiste...
 
Une Église Conventionnelle
 
Dénommer secte le mouvement spirituel de la SGI - et de l'ACSBN sa branche française "indépendante" - équivaut à le définir comme dangereux. Toutes les mouvances religieuses se font taxer de
sectes à un moment de leur histoire...  
 
La Soka Gakkai est l'émanation d'une religion déjà établie qui s'est regroupée autour d'un maître à penser. Elle propage comme beaucoup d'Églises une morale bourgeoise conventionnelle en accord
avec les us et coutumes les plus traditionnels. Elle incite chacun de ses adeptes à mener une existence de bon citoyen, à appliquer strictement les lois en vigueur dans le pays, à respecter
l'ordre social républicain établi, et à y contribuer dans le cadre et l'application de ses règles, de ses droits et de ses devoirs.
 
Gouvernance Interne
 
Par contre, ce que beaucoup de détracteurs de la SGI et de l'ACSBN semblent ignorer, c'est la nature de l'idéologie morale et politique qui fonde la gouvernance interne de cette organisation.
 
Quelques exemples dans le désordre... Les directeurs et directrices, ou responsables officiels au niveau national, chargés de l'administration religieuse, financière, administrative et juridique
sont cooptés et nommés après consultation du président de la Soka Gakkai Internationale Daïsaku Ikeda ou par le biais de ses représentants.
 
Les ministres du culte chargés des cérémonies des mariage et des décès, les responsables bouddhiques chargés au niveau local de la propagation de la doctrine, de l'animation des groupes de
croyants et des encouragements dans la foi se cooptent entre eux sur la base du mérite moral.
 
Les responsables locaux comme les pratiquants ordinaires de cette association cultuelle n'ont strictement aucun statut légal, ni droit de regard, ni de participation dans la gestion de l'ACSBN.
Ils sont des croyants qui participent à des réunions et des séminaires, mais pas aux choix et aux orientations de l'organisation.
 
Ils peuvent donner de l'argent, mais ce n'est pas obligatoire. Il n'existe plus aucune pression morale incitant à faire des dons. Même si au cours de l'histoire de la Soka Gakai en France, le don
financier a été assimilé à un acte de foi permettant de transformer son propre rapport à l'argent et à la prospérité. Et bien que parfois certains responsables bouddhiques officiels, dépourvus
d'une intelligence évoluée et animés d'intentions spirituelles douteuses, ont lourdement insisté sur la nécessité  de contribuer financièrement au fonctionnement de l'association.
 
Les Églises connaissent toutes ces dérives. Cependant, les comptes de l'organisation française ne sont pas publiés et les dirigeants se refusent à les rendre publiques. Malgré les nombreuses
demandes parfois assez incisives et insistantes de ses pratiquants dépourvus du statut officiel d'adhérents donc sans recours légaux possibles.
 
La totalité des décisions concernant l'évolution de l'ACSBN et de ses activités, comme les restructurations inhérentes à toute organisation qui se développe, les orientations générales annuelles,
les  implications dans la vie sociale et culturelle française, les choix des sujets liés à l'étude, à leurs publications, comme les thèmes des séminaires, ne sont pas débattus et choisis par
tous les croyants mais par les instances décisionnaires nationales, européennes ou internationales.
 
La démocratie du cœur est le fondement de l'idéologie de la SGI. La démocratie participative y est prohibée officiellement. La politique de gouvernance archaïque de leur association cultuelle
induit qu'aucun changement de politique interne n'est envisagé par les diverses directions nationales et internationales du mouvement.
 
Voie d'Évolution ou de Dévolution ?
 
Les bouddhistes de cette institution religieuse recherchent la maitrise à conduire leur existence vers le bonheur, le bien être mental et physique, l'abondance, la joie, etc. Une majorité
abordent cette pratique comme une voie d'évolution intérieure. Car,  comme tout un chacun, dans les faits de la vie quotidienne, ils oscillent entre névro